D'abord en Octobre 2007 le journal Libération (ici) en fait un long papier.
Aujourd'hui 17 Décembre 2007 un blogueur photographe invité du site le Monde (ici) en fait un court billet illustré. Je vous conseille également de jeter un oeil à sa série de photographies sur les anciens plus grands abattoirs d'Asie à l'architecture escherienne, un truc délirant...
Revenons à notre histoire, il y a ensuite sur Youtube cet (extrait ?) du film "Prisoners in Freedom City" tourné et a priori monté par le prisonnier politique Hu Jia assigné à résidence depuis plus d'un an, avec son épouse en Chine dans la banlieue de Pékin. Il filme sa vie de prisonnier à domicile depuis plus d'un an... L'extrait est sous-titré en anglais et en mandarin ou cantonais... L'extrait, prometteur par le sujet et la forme, a été posté par un certain Peterjj33(!), localisé en Bolivie(!), le 14 Juin 2007, il a été visionné à ce jour par 1.357 personnes. Ce qui est extrèmement peu... Comme quelques unes de ces 1.357 personnes on se demande un peu où il est possible de voir le film dans son intégralité, apparemment les personnes qui ont rédigé les articles l'ont vu dans son intégralité. Si vous avez une piste cela intéressera du monde.
Sinon, pour ceux qui n'ont rien capté à l'histoire de ce prisonnier chinois, voilà la vidéo du jour sur Youtube. Aujourd'hui 17 Décembre 2007. Près de 500.000 visionnages en 24h00 pour un truc inepte sur Paris Hilton..........
Un petit détour par le site Off The Record, qui dispose d'une liste de 15 albums et artistes qui leur ont plu en 2007. Un choix de qualité allant du groupe Battles en passant par le Bat for lashes, Midnight Juggernauts ou encore le singer-fighter n°1 : Patrick Wolf. C'est le moment de se poser la question : "Comment j'ai pu passer à côté d'autant albums aussi bons" ?. En même temps ça rassure...
Hélicoptère surveillant Lille après le résultat des élections présidentielles de 2007 Helicopters watching for possible rioting or protests following the 2007 presidential election in Lille, France; the helicopter is equipped with a powerful light, which draws a line as it moves, because of high expositio
C'est une pub de 9 mins 21, réalisé par Scorcese autour d'un bout de script de Hitchcock qui aurait été retrouvé et qu'Hitchcock n'aurait jamais tourné. Un petit cadeau de Noël de la marque espagnol d'alcool Freixenet. Scorcese décide de tourner le bout de script a la manière de...
dans un video-clip de Cold War Kids-"Hospital beds".
There's nothing to do here some just whine and complain in bed in the hospital coming and going asleep and awake in bed at the hospital
tell me the story of how you ended up here I've heard it all in the hospital nothing's sufficing doctors on tour somewhere in India
I've got one friend laying across form me I did not choose him he did not choose me we've got no chance of recovery joy and hospital joy and misery joy and misery joy and misery
put out the fire boys don't stop don't stop put out the fire on us put out the fire boys don't stop don't stop put out the fire on us
bring the buckets by the dozens bring your nieces and your cousins come put out the fire on us
we are now fish and chips italian opera we are now fish and chips italian opera
I've got one friend laying across from me I did not choose him he did not choose me we've got no chance of recovery joy and hospital joy and misery the joy and misery the joy and misery the joy the joy the joy misery
put out the fire boys don't stop don't stop put out the fire on us put out the fire boys don't stop don't stop put out the fire on us
bring the buckets by the dozens bring your nieces and your cousins put out the fire on us
Construite au début des années 70, il existe dans la banlieue de Sao Paulo, une ville appelée "Alphaville". Une "gated community", sûre, policée, technologique à souhait. Lire ici l'article de Chris Darke, du magazine anglais Vertigo.
...Satie revu par un groupe de rock sur la chaîne de télévision local TV8 Mont-blanc, la gnossienne n°1. Sans date, sans public, le groupe s'appelle Triste Sire ils sont de la région Rhône Alpes. Moi qui croyais que Satie était à l'origine de l'ambient music...
A l'heure ou sort sur les écrans le remake de Jean Pierre Melville "Le deuxième souffle" par Alain Corneau. J'ai fouillé un peu sur Youtube pour savoir ce qu'il y avait sur le réalisateur du "Cercle Rouge", du "Samouraï" et de "Deux hommes dans Manhattan", influence majeur de John Woo et de Quentin Tarantino, entre autre. J'ai trouvé cet interview d'Alain Delon dans laquelle il parle de Jean Pierre Melville et du "Samouraï", à cette époque Delon est déjà une star il a tourné "Le Guépard" de Visconti et "Plein soleil" et il nous donne une lecture du film de Melville, très très personnel...
C'est à la fin du mois d'Octobre la 8eme édition du Festival International de Science fiction de Nantes, les Utopiales. Salon du livre, BD, tables rondes et projections de films inédits en France. Les Utopiales, c'est un des très rares Festival International consacré à la SF en France. "J.G Ballard l'oracle de Shepperton" y sera projeté Dimanche 4 Novembre, précédé d'une table ronde sur l'auteur de "Crash". La thématique du festival de cette année est "Climats". Si vous êtes dans le coin, venez vous y ressourcer...l'ambiance y est toujours plus que sympathique.
J'ai découvert récemment, le livre de Davis Grubb "La nuit du chasseur" paru aux Etats-Unis en 1955. L'année de sa sortie il est adapté par Charles Laughton au cinéma. Je ne pensais pas retrouver à la lecture du livre les mêmes vibrations qu'au spectacle du film de Laughton, et pourtant tout y est. La lumière, les mains tatoués, la présence des animaux sauvages, la Lune, l'angoisse et la nuit. Le film est extrèmement fidèle au livre. Totalement. A l'époque de sa sortie le livre est finaliste pour le National Book Award, à sa sortie en salle le film lui n'est pas vraiment un succés. Par curiosité, j'ai recherché quelques critiques de l'époque de sa sortie en France. Depuis, "La nuit du chasseur" est devenu un grand classique...le diamants sont éternels...
Truffaut le trouvait quasi ridicule : "La Nuit du chasseur n'est malheureusement pas le film génial espéré avec un tel scénario. La mise en scène, quoique riche de nouveautés, titube du trottoir nordique au trottoir allemand, s'accroche au bec de gaz expressionniste et ne parvient pas à traverser dans les clous plantés par Griffith. Que de feux rouges brûlés et de policemen renversés ! Déplorons encore quelques défaillances de la direction d'acteurs, quelques facilités et l'attendrissement final, odieux." François Truffaut Arts, 23 mai 1956
La même année un autre critique André Labarthe présente le chef-d'oeuvre : Telle qu'elle se présente, avec ses images issues de l'Expressionnisme sans en avoir l'alibi chronologique (dues à Stanley Cortez, l'opérateur de La Splendeur des Amberson), La Nuit du Chasseur est le film de l'enfance. Outre Lautréamont, je ne vois que Bellmer (...) ou Michaux (...) pour rendre une atmosphère semblable de sexualité angoissée. André S. Labarthe Cahiers du Cinéma n°60, juin 1956 Enfin, voilà ce que pensait quelques années plus tard Serge Daney : Tout le cinéma en un film. La Nuit du chasseur est l’un des films les plus étranges et les plus beaux du cinéma américain. Le mot qui revient le plus souvent à son propos est " aérolithe ". En effet, il reste l’œuvre unique de l’acteur Charles Laughton qui, fort du feu vert du producteur Paul Gregory, fit le film à son idée sans tenir compte des canons du récit hollywoodien. Film hors norme, La Nuit du chasseur traverse tous les genres, mais ne se plie à aucun en particulier. En faisant confiance à Stanley Cortez (pour l’aspect visuel du film) et à Robert Mitchum (pour la composition du rôle de Harry Powell), en dirigeant les enfants non comme des petits singes mais comme de vraies personnes, en alternant les styles et les figures, en inventant un temps paradoxal qui est autant celui de la flânerie mythologique que celui du film policier, en se permettant, à travers Lillian Gish, un hommage à Griffith et aux débuts du cinéma, Laughton réussit en un sens le premier film " cinéphile " du cinéma, à la fois très cultivé et totalement innocent.C’est sans doute pourquoi La Nuit du chasseur (qui n’eut à sa sortie qu’un succès d’estime) ne deviendra que progressivement le film phare qu’il est aujourd’hui. Très peu de films, en effet, donnent ce sentiment de se situer à la fois en amont et en aval du cinéma et d’en dominer toute l’évolution. Serge Daney
A 19h28 exactement aujourd'hui, le 4 Octobre 2007, cela fera cinquante ans jour pour jour que les soviétiques ont envoyé le premier satellite artificiel, Spoutnik, dans l'espace. Je ne saurais trop vous conseiller la lecture d'un ouvrage de mon ami Jacques Barberi qui vient de sortir "Les années Spoutnik" aux editions Naïve/Arte. Ainsi que le documentaire inspiré de l'histoire, diffusé sur Arte Samedi à 20h45. Il y raconte (très bien) l'histoire des frères italiens Achille et Giambattista Judica Cordiglia maîtres es capteurs de message intersidérants dans les années 50 à Turin et créateurs de la première télévision privée italienne.
En attendant, une interprétation libre de "Satellite of Love" de Lou Reed, par Joahna et Monica, ou alors Sarah et Barbara... enfin bref je sais plus...
Le nouveau bouquin de Naomi Klein vient de sortir aux Etats-Unis "The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism", elle est en promo actuellement. Elle vient de réaliser cette interview avec l'acteur américain John Cusack, particulièrement excellent dans le rôle de Craig Shwartz anti-héros de "Being John Malkovich". Interview sur le comptoir. C'est toujours assez exotique (particulièrement en France) de voir une économiste et une star d'Hollywood discutant en tête à tête de l'avenir économique du monde. Les acteurs français auraient-ils un tramway marketing de retard, ou sont-ils nuls en économie ?.